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VOTRE MÉTIER

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Banque de Financement et d'Investissement

Le choc de la faillite de Lehman et l’avalanche de normes réglementaires ont complètement transformé le panorama des activités de marchés. L’âge d’or de la BFI globale aux ROE impressionnants est derrière nous et fait place à un recentrage vers le cœur métier guidé par des choix drastiques d’allocation de capital et de liquidité.

Les BFI ont déjà pris la mesure de ces transformations et entamé leurs virages stratégiques, il leur reste maintenant à transformer l’essai et produire de manière durable et rentable.

Afin de survivre de manière pérenne et profitable, les BFI doivent :

S’industrialiser afin de maîtriser les coûts

Un niveau d’industrialisation des processus et un recours à l’externalisation comparativement assez faible par rapport à d’autres secteurs d’activité, un parc applicatif le plus souvent pléthorique, les BFI doivent désormais accélérer leur industrialisation afin de maîtriser leurs coûts de traitement.

Des programmes de standardisation des processus et de simplification des systèmes doivent être amplifiés afin de favoriser la mutualisation des équipes, l’externalisation ou l’off-shoring.

Rationaliser leur organisation pour gagner en efficacité

Des décennies de développement rapide qui ont fait naître des îlots métiers quasi-indépendants, les BFI doivent revoir ces modèles d’organisation afin d’accélérer le processus de création de grands pôles métiers et ainsi favoriser le cross-selling.

Piloter la rentabilité des produits et clients dans un monde à marge réduite

Historiquement habituées à des produits à forte marges, les BFI vont devoir désormais s’habituer à piloter leurs activités en mode industriel. Cela passe par la mise en place de mesures de la rentabilité client, du suivi du coût de revient des transactions, d’une tarification de l’ensemble des produits et services, de pilotage de la gamme produit par la rentabilité : autant de vocabulaire issu de l’industrie qui va devoir être utilisé dans les BFI.

Redonner une dynamique d’entreprise pour produire et innover

Baisses d’activité, plans de licenciements, fermetures d’activités, autant de facteurs favorisant un climat de crainte et d’attentisme peu propice à la réalisation des transformations et à l’innovation. Les BFI doivent stabiliser leur stratégie pour redonner une vision et un élan à leurs équipes.

Accompagner les changements et former les équipes va s’avérer d’autant plus nécessaire dans ce contexte.

PUBLICATIONS

PUBLICATIONS

Publications

Dernière publication

DSP2 – Epargne financière, prochaine étape en matière de libéralisation des mouvements financiers ?
Publié le 17/10/17
Nombre de pages : 2
Format : pdf

DSP2 – Epargne financière, prochaine étape en matière de libéralisation des mouvements financiers ?

La révision de la Directive sur les Services de Paiement (DSP2), dont l’entrée en vigueur est attendue pour janvier 2018, promet de bousculer le monde bancaire en matière d’accès aux comptes. Si le périmètre de la directive ne concerne pas directement l’épargne financière, elle favorisera la mutation de l’industrie et nous laisse entrevoir d’autres évolutions en matière de consultation des comptes et d’exécution de transactions.

 

La référence à observer : la révision de la directive sur les Services de Paiement (DSP2)

 

Cette directive prévoit notamment d’encadrer les activités d’agrégation de comptes (des services aujourd’hui proposés par Bankin’, Linxo et Budget Insight) ainsi que l’initiation de paiements. Ce service, moins connu en France mais largement installé en Suède, aux Pays-Bas ou en Allemagne, permet à un prestataire de service d’initiation de paiement (PSIP) d’initier un virement grâce aux codes d’authentification de banque à distance du client.

Pour éviter aux utilisateurs de communiquer leurs codes d’accès à des tiers, les banques devront désormais ouvrir leurs systèmes d’information à ces nouveaux acteurs, en leur fournissant un accès normé aux informations sur les comptes (soldes, opérations,…). Les investissements informatiques sont importants afin d’être en mesure d’exposer via des API (Application Program Interface) externes ces données aux conditions décrites dans la directive. Dès lors, le web scraping, technique actuellement utilisée par les agrégateurs et initiateurs pour récupérer et utiliser les données des clients, serait proscrit.

 

Un équilibre difficile à trouver sur la DSP2

 

Si les banques font du lobbying pour interdire le web scrapping et limiter l’accès aux données de leurs clients via des API, les fintechs voient dans ces solutions techniques un risque fort pour la pérennité de leurs activités.

Les récents échanges entre l’EBA (European Banking Authority) en charge de rédiger les normes techniques dites RTS (Regulatory Technicals Standards) et la Commission Européenne témoignent de la difficulté du régulateur à trouver le bon équilibre entre ouverture et sécurité des échanges.

Ainsi, initialement proscrit dans le texte proposé par l’EBA, le web scrapping pourrait continuer à être utilisé en fonction des arbitrages finaux rendus par la Commission Européenne.

 

“ The EBA voices its disagreement with three of the four concrete amendments the Commission proposes on the basis that it would negatively impact the fine trade-off and balances previously found in the RTS. ”

European Baking Authority website, 29 june 2017

 

Illustrant les divergences d’opinions, Frédéric Oudéa, président de la Fédération Bancaire Européenne, a adressé une lettre courant aout 2017 à Mario Draghi dans laquelle il met en garde le régulateur contre les dangers du web scraping et demande son interdiction.

 

...

 

Retrouvez la suite de notre analyse dans la note de réflexion à télécharger ici.

Auteur(s) :
Marc GIORDANENGO
Marc GIORDANENGO
Manager
Contacter

Publications associées

EXPERTISE ET RÉFÉRENCES

EXPERTISE ET RÉFÉRENCES

Détail des missions par métier

  • BNP Paribas
  • CA Cheuvreux
  • BP2S
  • Crédit Mutuel
  • RBS

Exemples d’interventions

Etude des impacts opérationnels liés à la mise en place d’une offre de compensation sur les dérivés OTC (CDS et IRS)

pour le métier Securities Services d'un groupe bancaire de premier plan :
  • Analyse des business model et des rulesbook des CCP
  • Identification des prérequis opérationnels pour la mise en place de l’offre
  • Analyse des offres des éditeurs disposant de solutions de compensation sur dérivés OTC

Optimisation des processus moyens de paiement et crédits

pour la filiale française d'une banque étrangère :
  • Etude de faisabilité et mise en œuvre de l’off-shoring d’opérations dans le domaine des moyens de paiement
  • Optimisation et formalisation des processus / procédures

Refonte du système d'information back-office Titres

d'une société de services d'investissement :
  • Définition de la future architecture :
    • Analyse fonctionnelle et élaboration de la cartographie cible entre briques applicatives internes et externe
    • Conduite d’un appel d’offres pour sélectionner un éditeur
  • Mise en œuvre de l’architecture cible :
    • Définition des évolutions à apporter : assistance à maîtrise d’ouvrage sur les phases de spécifications, recettes et migration
    • Conduite du changement
    • Pilotage du projet

Unification de la filière "exécutions actions" du département CIB

d'un groupe bancaire de premier plan :
  • Préparation du lancement d’une nouvelle activité au sein de l’entité londonienne, développant une activité commerciale
  • Apport d’une expertise « Agency Systèmes et Process » pour la mise en place de la Plateforme Agency
  • Intégration de la nouvelle filière exécution auprès des Métiers du Groupe

Réflexion stratégique sur l'externalisation du back office marché

d'une société de services d'investissement filiale d'un groupe mutualiste :
  • Qualification des solutions d’externalisation potentielles et progicielles couvrant l’activité Back Office Marché – Trésorerie

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Le choc de la faillite de Lehman et l’avalanche de normes réglementaires ont complètement transformé le panorama des activités de marchés. L’âge d’or de la BFI globale aux ROE impressionnants est derrière nous et fait place à un recentrage vers le cœur métier guidé par des choix drastiques d’allocation de capital et de liquidité.

Les BFI ont déjà pris la mesure de ces transformations et entamé leurs virages stratégiques, il leur reste maintenant à transformer l’essai et produire de manière durable et rentable.

Afin de survivre de manière pérenne et profitable, les BFI doivent :

S’industrialiser afin de maîtriser les coûts

Un niveau d’industrialisation des processus et un recours à l’externalisation comparativement assez faible par rapport à d’autres secteurs d’activité, un parc applicatif le plus souvent pléthorique, les BFI doivent désormais accélérer leur industrialisation afin de maîtriser leurs coûts de traitement.

Des programmes de standardisation des processus et de simplification des systèmes doivent être amplifiés afin de favoriser la mutualisation des équipes, l’externalisation ou l’off-shoring.

Rationaliser leur organisation pour gagner en efficacité

Des décennies de développement rapide qui ont fait naître des îlots métiers quasi-indépendants, les BFI doivent revoir ces modèles d’organisation afin d’accélérer le processus de création de grands pôles métiers et ainsi favoriser le cross-selling.

Piloter la rentabilité des produits et clients dans un monde à marge réduite

Historiquement habituées à des produits à forte marges, les BFI vont devoir désormais s’habituer à piloter leurs activités en mode industriel. Cela passe par la mise en place de mesures de la rentabilité client, du suivi du coût de revient des transactions, d’une tarification de l’ensemble des produits et services, de pilotage de la gamme produit par la rentabilité : autant de vocabulaire issu de l’industrie qui va devoir être utilisé dans les BFI.

Redonner une dynamique d’entreprise pour produire et innover

Baisses d’activité, plans de licenciements, fermetures d’activités, autant de facteurs favorisant un climat de crainte et d’attentisme peu propice à la réalisation des transformations et à l’innovation. Les BFI doivent stabiliser leur stratégie pour redonner une vision et un élan à leurs équipes.

Accompagner les changements et former les équipes va s’avérer d’autant plus nécessaire dans ce contexte.

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DSP2 – Epargne financière, prochaine étape en matière de libéralisation des mouvements financiers ?
Publié le 17/10/17
Nombre de pages : 2
Format : pdf

DSP2 – Epargne financière, prochaine étape en matière de libéralisation des mouvements financiers ?

La révision de la Directive sur les Services de Paiement (DSP2), dont l’entrée en vigueur est attendue pour janvier 2018, promet de bousculer le monde bancaire en matière d’accès aux comptes. Si le périmètre de la directive ne concerne pas directement l’épargne financière, elle favorisera la mutation de l’industrie et nous laisse entrevoir d’autres évolutions en matière de consultation des comptes et d’exécution de transactions.

 

La référence à observer : la révision de la directive sur les Services de Paiement (DSP2)

 

Cette directive prévoit notamment d’encadrer les activités d’agrégation de comptes (des services aujourd’hui proposés par Bankin’, Linxo et Budget Insight) ainsi que l’initiation de paiements. Ce service, moins connu en France mais largement installé en Suède, aux Pays-Bas ou en Allemagne, permet à un prestataire de service d’initiation de paiement (PSIP) d’initier un virement grâce aux codes d’authentification de banque à distance du client.

Pour éviter aux utilisateurs de communiquer leurs codes d’accès à des tiers, les banques devront désormais ouvrir leurs systèmes d’information à ces nouveaux acteurs, en leur fournissant un accès normé aux informations sur les comptes (soldes, opérations,…). Les investissements informatiques sont importants afin d’être en mesure d’exposer via des API (Application Program Interface) externes ces données aux conditions décrites dans la directive. Dès lors, le web scraping, technique actuellement utilisée par les agrégateurs et initiateurs pour récupérer et utiliser les données des clients, serait proscrit.

 

Un équilibre difficile à trouver sur la DSP2

 

Si les banques font du lobbying pour interdire le web scrapping et limiter l’accès aux données de leurs clients via des API, les fintechs voient dans ces solutions techniques un risque fort pour la pérennité de leurs activités.

Les récents échanges entre l’EBA (European Banking Authority) en charge de rédiger les normes techniques dites RTS (Regulatory Technicals Standards) et la Commission Européenne témoignent de la difficulté du régulateur à trouver le bon équilibre entre ouverture et sécurité des échanges.

Ainsi, initialement proscrit dans le texte proposé par l’EBA, le web scrapping pourrait continuer à être utilisé en fonction des arbitrages finaux rendus par la Commission Européenne.

 

“ The EBA voices its disagreement with three of the four concrete amendments the Commission proposes on the basis that it would negatively impact the fine trade-off and balances previously found in the RTS. ”

European Baking Authority website, 29 june 2017

 

Illustrant les divergences d’opinions, Frédéric Oudéa, président de la Fédération Bancaire Européenne, a adressé une lettre courant aout 2017 à Mario Draghi dans laquelle il met en garde le régulateur contre les dangers du web scraping et demande son interdiction.

 

...

 

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Auteur(s) :
Marc GIORDANENGO
Marc GIORDANENGO
Manager
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  • BNP Paribas
  • CA Cheuvreux
  • BP2S
  • Crédit Mutuel
  • RBS

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pour le métier Securities Services d'un groupe bancaire de premier plan :
  • Analyse des business model et des rulesbook des CCP
  • Identification des prérequis opérationnels pour la mise en place de l’offre
  • Analyse des offres des éditeurs disposant de solutions de compensation sur dérivés OTC

Optimisation des processus moyens de paiement et crédits

pour la filiale française d'une banque étrangère :
  • Etude de faisabilité et mise en œuvre de l’off-shoring d’opérations dans le domaine des moyens de paiement
  • Optimisation et formalisation des processus / procédures

Refonte du système d'information back-office Titres

d'une société de services d'investissement :
  • Définition de la future architecture :
    • Analyse fonctionnelle et élaboration de la cartographie cible entre briques applicatives internes et externe
    • Conduite d’un appel d’offres pour sélectionner un éditeur
  • Mise en œuvre de l’architecture cible :
    • Définition des évolutions à apporter : assistance à maîtrise d’ouvrage sur les phases de spécifications, recettes et migration
    • Conduite du changement
    • Pilotage du projet

Unification de la filière "exécutions actions" du département CIB

d'un groupe bancaire de premier plan :
  • Préparation du lancement d’une nouvelle activité au sein de l’entité londonienne, développant une activité commerciale
  • Apport d’une expertise « Agency Systèmes et Process » pour la mise en place de la Plateforme Agency
  • Intégration de la nouvelle filière exécution auprès des Métiers du Groupe

Réflexion stratégique sur l'externalisation du back office marché

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